À 98 ans, ma mère reste accro de KTO, et elle se désole que je n’aie pas la télévision ! L’autre jour, comme je lui rendais visite, la chaîne retransmettait, à la rubrique « vie des diocèses », une interview (datée d’octobre 2019) de Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Amiens, qui évoquait les conclusions du synode lancé en 2017 dans son diocèse.

Quel étonnement ! Tranquillement, paisiblement, cet évêque déclarait qu’il fallait changer de modèle, sortir de notre schéma clérical, faire confiance aux petites communautés d’échange et de vie fraternelle, faire en sorte que les prêtres soient des accompagnateurs des initiatives locales, et même se méfier de l’ « hypertrophie eucharistique ». J’avoue que je n’avais jamais entendu un tel propos dans la bouche d’un prélat… 

En un court reportage, l’émission montrait un bel exemple de « fraternité de proximité », groupe de chrétiens qui se réunissent régulièrement pour échanger, prier et organiser des actions concrètes. Pour Mgr Leborgne, l’avenir est là, dans les petites communautés qui cherchent à vivre l’esprit évangélique, et son synode diocésain a pu mettre en évidence la richesse des expériences récentes dans la région d’Amiens.

Quel réconfort d’entendre ces paroles ! Elles rejoignent la pensée visionnaire de Joseph Moingt (Croire quand même, Flammarion, 2013), récemment décédé à l’âge de 104 ans, dont les écrits nourrissent le vécu de notre petit groupe de réflexion dominicale d’Arbonne. 

Bernard B.

Billet du dimanche 20 septembre 2020

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