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Du temps au temps

« Il y a un temps pour tout… », dit l’Ecclésiaste (3, 1-15). Comment l’avons-nous vécu ce temps de confinement dans notre communauté ?

UN TEMPS PLUS IMPORTANT
Pour le partage de la Parole, personnellement dans la réflexion et la méditation.
Mais aussi entre nous…Une opportunité. Il a fallu inventer, inaugurer pendant la Semaine Sainte et la célébration de Pâques. Les dimanches et les mercredis soirs.
Ainsi, des groupes se sont formés pour préparer et choisir des textes, écrire des commentaires, sur le site de St Merry. D’autres se sont reliés avec whatsapp, skype et zoom… Tant de noms inconnus,tant de personnes se sont lancées, ont lu…

UN TEMPS NOUVEAU…
Celui du manque du partage eucharistique. Un vide, mais lequel ? Celui à Emmaüs, alors que le soir approche, le jour baisse, les coeurs sont troublés.
En même temps là-bas aussi, à Jérusalem il y a un tombeau vide.
Vide… Un gouffre qui nous aspire, vers qui ? Vers quoi ?
Et c’est de ce creux terrifiant que tout va advenir. Cest de là que la vie va être plus forte que la mort. Jésus, le Ressuscité, qui est la Vie, à tout instant, présente, aujourd’hui et maintenant. Lui, le Vivant, qui est passé par la souffrance dont les plaies sont toujours présentes.

UN TEMPS EN ATTENTE QUI SE FAIT PROCHE…
Le creux… Ressentir un creux fait penser au jeûne. Il nous met en attente d’un évènement joyeux, humain, celui de nous retrouver enfin, bientôt autour de la table eucharistique, pour célébrer le sacrement du Corps du Christ. Nous sommes tous un élément de ce corps constitué, en nous retrouvant physiquement, un jour bien vite, dans la joie des retrouvailles.
Puis, témoigner par notre vie de Celui qui nous habite.

Jacqueline Casaubon


Le temps… perdu ou retrouvé ?

Ce temps si précieux après lequel nous courrions, le voilà gratuit, donné !
Pas pour tous, certes, mais peut-être pour nous en offrir un petit bout ici.
Ce temps retrouvé pour faire surgir des souvenirs, percer les toiles du passé, ouvrir les boites de Pandore et proposer des images assemblées, des mots surgis du fond d’une mémoire ou d’un présent trop lourd ou trop riche…
Un temps d’aujourd’hui qui se saisit de l’enfermement et laisse voir derrière des murs, des fenêtres, fermés ou ouverts, ce qu’il veut bien nous montrer. 
Un temps arrêté : le silence des rues semble vouloir le dire. Mais les mots et les images proposent à l’imagination tout un chemin vers lequel construire demain est possible, tout autrement.

Florence Carillon

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