À l’occasion de l’Épiphanie, j’ai entendu l’homélie d’un prêtre qui parlait de l’accueil. Un sujet qui paraît tellement banal que l’on finit presque par ne plus en appréhender les subtilités. Et pourtant, les fêtes successives de Noël à l’Épiphanie ne cessent de nous questionner sur le sujet.

Parallèlement à cette homélie, je me souviens d’un dessin humoristique sur l’accueil dans les églises qui laisse parfois à désirer. Saint-Merry est fier aujourd’hui d’en avoir fait un cheval de bataille et de compter l’accueil parmi ses quatre piliers. En effet, nous voyons bien souvent des églises qui pensent qu’un prospectus de bienvenue suffit à accueillir le passant.

Ce dessin, comme l’homélie de ce prêtre, nous appelle à nous poser la question de l’accueil que nous réservons aux nouvelles personnes, chrétiennes ou non, à toute personne passant le seuil de l’église. Mais aussi l’accueil que nous réservons à ceux qui entrent dans nos familles, aux pauvres ou aux malades qui croisent notre route.

L’accueil que je réserve à ces personnes ne se limite-t-il pas à ma propre zone de confort ? Est-ce que je ne cherche pas d’abord à m’assurer que mon message est bien passé, plutôt que d’écouter le message de l’autre ? Quelle place suis-je prêt à faire à l’inconnu qui croise ma route et me dérange ?

Alors en ce mois de janvier, cet accueil peut-être la piste d’une bonne résolution. Arriverais-je à tenir celle-ci ?

Laurent B.

Billet du dimanche 12 janvier 2020

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