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Le pardon au temps du confinement

Confinée avec mon mari, deux frères, un beau-frère et une belle-sœur : un temps béni pour mieux se connaître et s’apprécier, mais aussi propice aux conflits. Et s’il s’agissait d’un temps béni pour mieux apprendre à pardonner : à soi-même, en couple, en famille, entre amis ?

Demander pardon, pardonner, deux démarches si difficiles, qui valent bien plus qu’un simple désolé énoncé à la va-vite.

Demander pardon, même lorsque je crois avoir agi légitimement, parce que je reconnais t’avoir blessé, t’avoir fait du mal. Ne pas rester campée dans mes certitudes, abandonner mon réflexe de justification. Me taire, t’écouter. Chercher à me mettre à ta place, à comprendre ta peine.

Recevoir le pardon demandé et le donner, cesser de ruminer ma colère, de traquer tous tes travers, t’accueillir tel que tu es, avec ta part d’ombres. Accepter, sereinement, que je ne te changerai pas, que par certains aspects tu continueras de m’exaspérer, mais te dire que je t’aime, car tu vaux mieux que ta faute, car je connais ta part de lumière. Te dire merci pour ta démarche, encore balbutiante, mais courageuse.

Se pardonner à soi-même, se regarder avec douceur, admettre ses limites. Se souvenir, Seigneur, que jamais tu ne condamnes, mais que tu ne cesses de m’aimer comme je suis et non comme je souhaiterais être.

Et à deux, accorder nos tempos, se dire que notre amour est plus fort que nos divisions, croire en soi et en l’autre, dessiner des pistes communes pour l’avenir et faire confiance.

Madeleine A.

Billet du dimanche 17 mai 2020

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