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Mystère

« C’est toi qui as créé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. (…) Mes os n’étaient pas cachés pour toi quand j’étais façonné dans le secret, modelé aux entrailles de la terre. J’étais encore inachevé, tu me voyais ; sur ton livre, tous mes jours étaient inscrits, recensés avant qu’un seul ne soit ! » (Psaume 132).

Mystère, mystère de cette vie qui grandit en moi chaque jour, au fur et à mesure que mon ventre s’arrondit. À peine plus grand qu’une fève, lorsque nous te voyons pour la première fois à l’échographie, et pourtant ton cœur bat déjà. Puis, viennent ces tout petits coups, perceptibles aussi par ton papa, qui me font exulter de joie et me rappellent à chaque instant que tu es bien là.  Et, quand je respire profondément, je sais qu’un même souffle nous traverse et, déjà, te berce. Nous ne connaissons encore ni ton visage, ni ton sexe, ni ton prénom : quel « prodige », quel « être étonnant » deviendras-tu ? Tu es si proche et si étrange. Quel drôle de balbutiement, pour parvenir à te dire que je t’aime déjà !

Que, comme nous y invite Khalil Gibran, dans Le Prophète, nous devenions « l’arc » par qui, comme une « flèche vivante », tu seras « projeté ». Et que « l’Archer, qui voit le but sur le chemin de l’infini », te guide et t’accompagne, chaque jour de ta vie.

« Etonnantes sont tes œuvres », Père, « toute mon âme le sait » (Psaume 132).

Madeleine A.

Billet du dimanche 18 octobre 2020

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