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Où en sont les travaux de l’église Saint-Merry ?

Plusieurs chantiers sont en cours, dont les plus visibles sont la restauration du chevet sud, qui a requis des échafaudages importants dans l’église et dans la cour,  et l’entrée gauche du chœur, mise sous protection pour examen de la cause des désordres. Les marches des 2 autres autels du transept droit sont également en réfection.

D’autres problèmes à traiter sont identifiés : la chapelle de la Vierge dont l’autel et les boiseries se dégradent rapidement, les fresques du 19è des chapelles du déambulatoire qui souffrent d’humidité.
Concernant le grand orgue, les premières étapes d’études sont lancées, signe très concret de l’engagement du maître d’ouvrage à nos côtés.

Restauration du chevet sud

Cette restauration qui nous vaut l’échafaudage dans le choeur comprend un ravalement complet du chevet sud, la restauration des vitraux, la reprise des fenêtres en pierre tenant ces vitraux, ainsi que le remplacement pratiquement complet de la balustrade bordant le toit. Ces vitraux magnifiques figurent en détail dans l’église, sur une affiche présentant les travaux.

Une visite de chantier régulière est animée par l’architecte maître d’oeuvre italienne, et suivie par le responsable de la Ville. Nous avons pu y participer le 18 mars, et montons en ascenseur, car il y a de nombreux étages de restauration : nous nous trouvons en haut au milieu du chantier où désormais se fait le travail le plus délicat. L’architecte a tout programmé avec les deux équipes : les plombiers/couvreurs d’une part, les tailleurs de pierre d’autre part. Plomb / Pierre / zinc sont les trois matériaux utilisés.

On est à la hauteur des arc boutants, qui sont munis d’une boîte à eau pour recevoir le trop plein de pluie. Il a fallu aussi déposer certaines gargouilles pour changer les pierres situées en dessous…
Pour le ravalement de la façade sud et de la tour, on ne découvrira l’ampleur et la qualité de la restauration qu’au démontage de l’échafaudage.

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Les vitraux ont été déposés, et les fenêtres fermées avec des éléments transparents. Certaines ogives seront remplacées.

 

 

 

Les tailleurs de pierre travaillent en atelier depuis juillet : la balustrade retaillée est mise en place.
Les entreprises ont un savoir faire des mélanges anciens. Par exemple on trouve des ossements de mouton sur la façade – c’est ce qu’ils avaient sous la main – car ils remplaçaient le fer mais ne rouillent pas.

 

On repère des passages stylistiques : quelques sculptures en feuilles d’acanthe puis en feuilles de chou.

 

 

Les tailleurs nous parlent des chimères : « Nous n’avons pas retrouvé dans les archives les dessins d’origine, car les chimères sont toutes différentes. Il faudrait voir à Charenton dans les archives d’architecture Violet le Duc. On dégrossit la pierre et on cherche un modèle puis après décision on sculptera sur place. » On voit ci à droite une pierre « dégrossie » en attente de taille.

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Deux tailleurs étudient la meilleure technique pour transporter au bon niveau les différents morceaux d’un pinacle, bloc important dont la taille se termine sur place, et le mettre en place à la hauteur voulue.

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Et si on lève la tête, quelle vue ! les toits voisins, et au loin, la flèche de Notre-Dame…  c’était avant le 15 avril.

Devenez, vous aussi, mécène de la restauration de Saint-Merry !
Plus nous attendons, plus les dommages seront importants,
plus les travaux seront coûteux.
Pour faire un don : https://don.fondationnotredame.fr/fapp-saint-merry
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MERCI !

Pour plus de photos, le diaporama ci-dessous !

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