Avec le confinement, je suis amenée à lire et regarder différents médias plus que d’habitude. J’y trouve avec intérêt matière à alimenter ma réflexion. Mais j’y frise aussi quelquefois l’asphyxie ! Je rejoins ces propos de Laurence Cossé dans sa chronique du journal La Croix du 4 novembre : « On rêve d’une radio ou d’une chaîne de télévision où l’on dirait : un nouvel acte terroriste s’est produit à telle heure et à tel endroit. Vous trouverez sur notre site des précisions factuelles sur l’événement, si vous en voulez ».
Oui, il y a souvent trop de détails ou d’images en boucle qui n’ouvrent pas ma réflexion et me laissent passive, ne servent que notre voyeurisme et suscitent des émotions stériles. Pourtant, je crois à la force de l’émotion dans l’information, celle qui me change et donne envie d’agir. On dit que le peuple français est un des peuples les plus inquiets au monde. Les médias y contribueraient-ils ?
Et si, particulièrement aux heures de grande écoute, ils suscitaient des émotions autres qu’autour de drames et de sang ? Que ça ne soit pas seulement une presse plus « spécialisée » qui relaie les innombrables initiatives qui dynamisent. Mon frère me disait que la radio qui l’a interviewé au sujet des étudiants de l’école d’hôtellerie dont il est responsable, n’avait retransmis que cette phrase : « les étudiants sont inquiets » alors qu’il leur avait parlé essentiellement de tout leur dynamisme créatif.
Bref, et si ces médias de grande écoute nous précipitaient moins en « réa » mais nous propulsaient plutôt en REA (Réflexion Émotion Action). Chiche, on rêve ?

Myriam G.

Billet du dimanche 22 novembre 2020

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