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Salade, oh, ma salade…!

Depuis un an je vis dans un petit village. J’étais heureuse à l’idée de faire pousser mes légumes, en accord avec ma fibre écolo. Mais voilà… les salades, les plants de courgette, tous – ou presque – mangés par les limaces ! Les haricots verts ? Trois ou quatre maigres poignées (ah qu’ils étaient bons !), et aucun radis ! « C’est normal, tu râles tout le temps, il faut leur parler ! » me dit une amie.
Ah ?! Y aurait-il du vrai dans cette réflexion ? Aurais-je une relation au vivant simplement utilitaire ?
J’ai suivi ce dernier trimestre un cours intitulé « Les perspectives de l’action climatique dans le monde post Covid-19 ». Les propos ont été essentiellement économiques ou politiques mais, en deçà de ces considérations, nous avons évoqué la question de la relation que nous avions au vivant. Etait en jeu notre regard sur les végétaux, les animaux, en lien avec les modes de culture, d’élevage…
En écho à l’anthropologue Philippe Descola, le prof disait que le problème des Occidentaux est de regarder en fonction de leurs besoins, d’être très centrés sur l’individu. Cela entraîne un déséquilibre de relation avec tout le vivant et ainsi des pratiques peu soucieuses d’un bien commun.
Et de conclure : une meilleure prise en compte du rapport au vivant est la condition pour répondre à la fois aux enjeux sanitaires et climatiques. Mais, ajoute-t-il, cette relation au vivant est plus difficile à changer que par exemple l’organisation du trafic des voitures !
Une invitation à une conversion du regard pour cette année 2021 et à une nouvelle relation au vivant ?

Myriam G.

Billet du dimanche 10 janvier 2021

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