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Si j’entendais ta voix… pour la première fois !

Diego Velázquez, Jésus et les pélerins d'Emmaus, XVIIe s., Met, New York
Diego Velázquez, Jésus et les pélerins d’Emmaus, XVIIe s., Met, New York

Quand j’entends la lecture de l’Evangile, je m’interroge souvent : si j’avais été parmi la foule à qui Jésus s’adressait, mon cœur aurait-il brûlé différemment ?
Et pourtant nous avons la chance de connaître la suite de l’histoire, la mort et la résurrection !

Oui mais au fil des siècles, que de tentatives, de contournements, d’interprétations, de casuistiques, de superstitions, de codifications, pour enfermer la Parole !
Sommes-nous d’ailleurs complètement sortis du jansénisme ? Que de bagages à trimbaler…

Quand j’aborde une célébration, je rêve que la Parole puisse me surprendre et m’atteindre. Et cela peut parfois m’arriver si j’ai pu déposer au moins partiellement mes propres bagages.
Ce peut être des paroles maintes fois entendues qui cheminent en moi comme de simples murmures. Ce fut, rarement, ce pourrait être encore une Parole qui vient cogner mon cœur.
N’est-ce pas la seule voie pour quitter sa peur et tenter de « risquer ses jours pour marcher sur la mer » ? (1)

 

Jean-Marc Lavallart

 

(1) En référence au chant du répertoire du CPHB, « Pour aller vers le large », T 13.13

 

 

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