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Un dimanche à l’EHPAD

Dans le billet du 1er décembre, je vous ai parlé des célébrations dominicales sans prêtre ; celles-ci sont généralement précédées d’une visite à la maison de retraite, voisine de l’église du village. Vers 10 heures du matin, nous faisons la tournée des chambres pour dire bonjour aux résidents, et emmener ceux qui souhaitent participer à notre rencontre. Certains ne sont pas prêts, d’autres sont malades ; nous descendons les fauteuils roulants vers la salle d’animation.

Notre objectif est modeste : lecture des textes de la liturgie dominicale, léger commentaire, un Notre Père et partage du pain fraternel que j’ai préparé aussi pour la célébration qui suit dans la sacristie de l’église.

Les pensionnaires sont peu nombreux, plutôt somnolents, voire endormis ; Juliette sourit, Charlotte opine du chef, Jean-Claude s’esclaffe régulièrement sans raison apparente. Philippe se réveille au Notre Père. Bernard, ex-militant syndicaliste, se remémore l’époque où il était enfant de chœur…

Nous nous interrogeons sur notre action. Pourquoi tenir à ce type de rencontre autour d’une prière et de la lecture de l’Evangile ? Pourquoi continuer à vouloir commenter des textes avec des personnes dont les capacités de réflexion semblent amoindries voire abolies ? Et si cela nous faisait plus de bien à nous qu’à eux ? N’est-ce pas en s’adressant aux plus simples ou aux plus démunis d’entre nous que nous pouvons revivifier une parole souvent trop intellectualisée ?

Bernard et Catherine B.

Billet du dimanche 8 mars 2020

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